Polar54 CS Friction Folder

 

After a couple of friction folders using Mora blades, it was time to diversify a bit and try something with a bit more character, like a stubby mean looking Polar whittler blade…

For this build, I decided not to cut a groove to allow for the blade to fold in. Instead, I cut two scale of cherry wood and sandwiched a piece of 2.5mm leather, glued with 2 part epoxy. The result is a much neater groove, perfectly straight.

Polar54 FF1a

The rest of the build is no much different from my previous project, apart from having shortened the brass ferule to keep in proportion with the shorter blade.

Polar54 FF1bPolar54 FF1c

 

 

 

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Friction folder Mora 75 CS & Teak

This is another little friction folder commissioned by a friend who wanted a no-frills light everyday working tool.

This mean 75mm carbon steel Mora blade should be able to cope with most jobs and the solid fine grain teak should last a good few years!

[Voici un nouveau petit canif qu’un ami m’a demandé de lui fabriquer. Il désirait un outil simple et efficace qui puisse s’acquitter des taches de tous les jours.

Cette lame en acier carbone de 75mm au tranchant redoutable devrait faire l’affaire et le manche en teck bien nourri à l’huile de lin devrait quant à lui durer un bon bout de temps!]

Friction folder -Cherry wood & Mora blade (75mm)

 

J’ai toujours apprécié les formes simples et fonctionnelles des couteaux pliants “paysans”, sans fioritures ni matériaux nobles… Le problème réside souvent dans la lame faite dans un acier trop doux qui perd trop vite son fil ou bien de nos jours, en acier inox de piètre qualité qui s’émousse moins vite, certes, mais qui n’a jamais vraiment possédé un tranchant digne de ce nom…

En utilisant une lame suédoise Mora en acier carbone alliée à un morceau de merisier corse, j’ai essayé de recréer un de ces canifs qui évoquent les soirées auprès du feu ou le casse-croute à la pêche au bord du torrent…

Tout d’abord, un peu de “design” pour bien visualiser le point de pivot, la profondeur de la rainure ainsi que l’esthétique générale de l’ensemble manche et lame.

Mora canif1Mora canif2Mora canif3

Les lame Mora sont conçues pour être montées en couteaux fixes avec une soie traversante et donc pour un couteau pliant, la soie doit être raccourcie et percée d’un trou de 3mm qui sera l’axe de la lame. L’acier carbone des lames Mora étant très dur, j’ai d’abord du détremper la portion de soie afin d’y percer l’axe. Il est impératif de s’en tenir à la zone la plus réduite en chauffant au rouge à la lampe à souder et pour ce faire, il faut envelopper le reste de la lame dans un linge mouillé qui empêchera la détrempe de la lame.

Ensuite, j’ai confectionné une bague de 17mm à partir d’une feuille de laiton de 1mm, à l’aide d’un étau et en l’enroulant autour d’un mandrin.

Mora folder1

Le manche en merisier a été dégrossi à la scie à ruban, la rainure pour le logement de la lame préparé à la scie à main et l’emplacement de la bague formé à la rape à bois.

Puis, bague et lame sont présentées avec DSCF1930un clou de 2,5mm de diamètre afin d’ajuster la profondeur de la rainure et une fois satisfait, le clou est remplacé par une tige de 3mm en laiton qui sera matée de part et d’autre de la bague. Le manche est alors rapé et poncé jusqu’à l’obtention des formes recherchées.

Pour la finition, j’ai utilisé une teinture pour bois Liberon “chêne foncé” et plusieurs couches d’huile de lin.

 

 

Leather Shotgun Leg o’Mutton Case Restoration

This is a restoration project I started after enjoying so much getting my old case back into action!

A leg o’mutton dating back to the same period as the previous one, circa 1880.

The leather wasn’t the prettiest, dry, cracked and soot-black! The stitching threads were worn out and broken in many places… Nothing past the point of repair, but a few hours of restoration in perspective, that’s for sure…

[Voici un autre projet de restauration auquel je me suis attaqué apres avoir refait mon ancien etui il y a quelques semaines…
Un étui-jambon de la même période que le précédent, aux alentours des années 1880.
Le cuir n’était pas joli joli… Craquelé, sec et noir de suie! Les fils de couture étaient usés et cassés en plusieurs endroits… Rien d’irréparable mais pas mal d’heures de travail en perspective, c’est certain!]

 

The handle is certainly not its prime any more and will need replacing as well as the stitching running along the spine of the case. What worries me is the level of dessication of the leather along that very stitch where the thread can’t “bite” very deep into the leather. The very first step will be to profusely nourrish the leather along the stitching in order to reduce the risk of tearing later on.

[La poignée n’est pas non plus dans sa prime jeunesse et devra être remplacée ainsi que la couture qui court tout le long de l’étui. Ce qui m’inquiète un peu, c’est l’état de dessication du cuir à cet endroit crucial ou le fil ne peut mordre que sur une surface très faible. Avant tout autre initiative, je décide de “nourrir” amplement le cuir tout le long de cette couture afin de l’assouplir et de réduire le risque de déchirure.]

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After many applications of leather balm, it’s softened and pliable again. The “deep cleaning” operations can start…Actually, when I first saw the colour of the leather when pulling the case out of the box, I seriously thought about redying it black. However, my wife wasn’t going to let me get away with it! It obviously had been brown to start with and it had to be brought back to it’s original colour!

So, warm soapy water, dish scourer and plenty  of elbow grease!!!

[Après plusieurs applications de crème jusqu’à saturation, le cuir est assoupli aux endroits stratégiques et j’attaque le “nettoyage”…
En fait, lorsque j’ai vu tout d’abord la couleur de l’étui au sortir du carton d’emballage, je me suis dit que j’allais le teinter en noir. J’ai du le penser un peu trop fort et ma femme est intervenue à temps! Il était hors de question pour elle que je cède à la facilité, elle n’avait jamais encore vu d’étuis-jambons noirs et celui-ci se devait d’être marron antique patiné, point-barre!
Donc, savon doux, eau tiède et éponge légèrement abrasive et beaucoup d’huile de coude!!!]

 

Once more, my wife was right… It was well worth bringing back the case to its former colour. After a lot of time spent washing and rincing the leather, the warm antique brown colours resurface! What a difference!cheers

[Une fois de plus, ma femme avait raison…  
Cela valait le coup d’essayer de remettre cet ancien étui dans son état d’origine! Après de nombreux passages à l’eau savonneuse, les belles couleurs chaudes marron antique commencent à refaire surface. Quelle différence! cheers]

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The stitches which hold some parts in place are well past their best and while I’m at it, I may as well unstitch and clean thoroughly the whole lot!

[Les coutures qui retiennent certaines pièces sont tellement fragilisées que, quitte à faire, autant les découdre tout de suite et faire un bon boulot de nettoyage.]

 

Before we start on the restoration of the case, let me share with you a little detective work I led… When I opened the case for the first time, I did notice a paper label stuck on the inside of the lid and in a rather shabby state. It was difficult to make out any of the reading as the colours were faded and the rubbing of the stock had worn it out badly. However, after some perseverance and cleaning just and no more, a few words appeared: “Late W. Anson, Est. 1883” (circled in green), HALL, SLANEY ST. (in yellow) and what could only be  “BIRMINGHAM” (in red) as 9/10 of these cases used to be made there!

[Avant d’entamer le travail de restauration du talon de l’étui, je vais partager avec vous la petite enquête à laquelle je me suis livré… En ouvrant l’étui, j’avais remarqué une étiquette en piteux état collée à l’intérieur. Il était difficile de déchiffrer quoi que ce soit tant les couleurs étaient passées et tant les frottements de la crosse avaient endommagé le papier. 
Cependant, avec un peu de persévérance et de minutie, en nettoyant juste ce qu’il faut, quelques mots sont apparus: “Late W. Anson, Est. 1883” (en vert), HALL, SLANEY ST. (en jaune) et  ce qui ne pouvait être que “BIRMINGHAM” en rouge, car c’était dans cette ville que 9 étuis sur 10 étaient confectionnés.]

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Nowadays, such few clues are still enough to start a successful search on the Internet and I managed to glean the information I was after from this blog: https://www.jimmiedeesairguns.com/pisto…in-anson/

This case came from “E Anson & Co” located at Egyptian Hall,  Slaney Street in  Birmingham. The adresse isn’t the most important discovery but the name Edwin Anson is! He was no less than the first son of William Anson who had worked with John Deeley and whose genius had given birth to the still world famous patent: the Anson & Deeley action!

[De nos jours, ces quelques indices sont suffisants pour entamer une recherche sur Internet et récolter de précieuses informations:
(Je citerai ce blog qui m’a fourni les renseignements que je traduis pour vous ci-dessous ainsi que le label:
https://www.jimmiedeesairguns.com/pisto…in-anson/)
Cet étui venait en fait de chez “E Anson & Co” située à Egyptian Hall,  Slaney Street à Birmingham. L’adresse importe ma foi peu, mais c’est le personnage de Edwin Anson qui est plus intéressant: il n’était rien moins que le premier fils de William Anson qui avait lui-même travaillé auprès de John Deeley et dont le talent d’armurier avait culminé avec le brevet du système qui actionne la plupart des fusils juxtaposés: le brevet Anson & Deeley.]

e_anson_and_co_slaney_street_label

Below are photos of the work carried out on the lid of the case, after it was washed, nourrished and that every single stitching hole was cleared out of “dead” thread…

[Voici donc le travail effectué sur le talon de l’étui après l’avoir lavé, nourri et après avoir minutieusement chassé tous les morceaux de fil des trous de coutures: le fil était tellement ancien qu’il lâchait à la moindre tension…]

 

When it comes to the handle, even though it first looked salvageable, t wasn’t worth it. The leather was brittle and … I also wanted to enjoy making my own handle! So, I’ve drawn the pattern on card by tracing the various original pieces of leather. Then I traced around the card onto the new leather. The various pieces of leather are then assembled with cement adhesive and the holes drilled with a 1.5mm bit on the pillar drill. The edges of the handle are sanded down on a sanding drum.

[Donc, cette poignée qui de prime abord semblait sauvable n’en valait pas la peine… Le cuir était trop cassant et … je voulais me faire plaisir à faire ma propre poignée!
J’ai donc dessiné le patron sur du carton en me basant sur les pièces de cuir originales. Puis j’ai reporté les contours sur le cuir. Les diverses pièces de cuir sont ensuite assemblées à la colle contact, puis les trous de couture percés au foret de 1,5mm. Les bords de la pièce en cuir sont ensuite poncés à l’aide d’un tambour monté sur la perceuse à colonne. ]

 

And here’s the handle completed with the original brass D rings.

[Et voici la pièce cousue, teintée et montée avec les anneaux en laiton d’origine:]

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And now, the handle needs to be fitted… That’s the trickiest job because if you apply too much pressure on the stitched which hold the edges of the case, the old leather could tear… First, the case needs to be “opened” and just like for the lid, clear every piece of thread from the stitching holes.

[Maintenant, c’est au tour de la pose de la poignée… C’est le travail le plus délicat car si on exerce trop de tension sur les points qui joignent l’étui bord à bord, c’est la cata!
Tout d’abord, il faut “ouvrir” l’étui et, comme pour le talon, méticuleusement chasser tout morceau de fil des trous de couture afin de préparer le passage pour les aiguilles:]

 

Then, I used the saddler’s stitch, running “backwards” along the spine of the case and the first ring loop is fixed:
[Ensuite on utilise toujours le point de sellier, “à reculons”, puis on cout la première languette de fixation de la poignée:]

 

The stitching is carried on down to the 2nd ring loop…

[On reprend ensuite la couture jusqu’à l’emplacement de la deuxième languette…]

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The second loop is sewn and the stitching is finished off down to the mouth of the case. And that’s most of the job completed!cheers

[On cout la deuxième languette, puis on continue les points jusqu’au talon… Et voilà une bonne partie du travail terminée!!! cheers]

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The last stage of the restoration is the shoulder strap which needed to be made from scratch as it was missing from the case. I purchased a 20mm veg tan leather which I dyed and aged with a few hammer blows before fitting a brass buckle and sewing it to the two D rings.

[La dernière étape est la confection de la bretelle de transport. Il ne s’agissait pas là non plus de restauration car la bretelle était absente lors de l’achat de l’étui. J’ai donc commandé une bande de cuir de 20mm que j’ai teinté et vieilli à coups de marteau avant d’y fixer une boucle et de la coudre aux deux anneaux en laiton.]

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And after adding a bit of dye here and a bit there in order to blend the browns, some buffing up with shoe polish and … job done!

[Et après quelques retouches à la teinture et plusieurs passages au cirage, voici le résultat final:]

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Leather Gun Case Restoration Project

This post isn’t about knives or even knife sheaths… But it’s about a leather project! A leather restoration project…

 


About 25 years ago, I purchased a beautiful 12 bore back-action hammer gun made by GE Lewis back in 1875. With it, came a “leg o’mutton” leather case: the leather was stunning displaying warm tones of amber and dark tan but unfortunately, it was missing the carrying handle and one of the two D-rings to fit sling. Replacing those on a leather case of that type isn’t a simple affair as the case simply has to be unstitched and taken apart in order to reach for the inside of the barrel compartment and be able to fit the handle and D-rings.

 

The saddle stitching is beginning to part near the tip, anyway and a repair would have been required, so running a blade along the seam to open up the case won’t be so painful…

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An interesting discovery here… I had always wondered what process was used to stiffen those old leather gun cases and here’s the answer: seven layers of hessian probably glued together with rabbit glue!

Next, we’ll make a new handle as well as two new flaps to fit the D-rings…

Since the case came without a handle, there was no pattern to follow but one of the most important features was that it had to fit between the D-ring flap emplacements already marked on the leather.

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The leather used for the handle was 2.5mm vegetable-tanned leather which lends itself to be dyed, wet-formed, stamped, embossed, etc…

The flaps were made following the pattern of the only one which was left on the case.

Shown below are the various stages of the handle making process:

 

A very similar process has been used to cut out and shape the flaps holding the sling D-rings:

 

And the final result, after dye-blending and polishing…

 

 

 

Polar 77, Reindeer Antler and Iroko

This is a solid 77mm Polar carbon blade – stamped, which means it has been hand-sharpened by Polar themselves.

The handle is made of a 4mm brass bolster, drilled and filed by hand to allow the tang through, acrylic and leather spacers, a piece of reindeer antler and iroko wood. The butt of the handle has been drilled and lined with brass tubing to thread a lanyard. Leather sheath to follow…

This knife isn’t for sale as it is a commission.

 

 

 

[On est ici en présence d’une lame carbone robuste poinçonnée de chez Polar, le poinçon indiquant une lame affutée à la main.

Le manche est composé d’une virole en laiton de 4mm, percée et limée à la main pour y laisser passer la soie , d’entretoises en acrylique et en cuir, d’un tronçon de bois de renne et d’iroko. Le talon du manche a été percé afin d’y passer un guide en laiton et d’y poser une dragonne. Etui cuir à venir prochainement…

Ce couteau n’est pas à vendre car il s’agit d’une commande spéciale.]

Polar 77 – Olive wood and reindeer antler

This 77mm blade stamped and hand-sharpened by Polar has been pinned and fitted with a 4mm brass bolster, olive wood, leather spacers and finely polished reindeer antler.

The sheath is made of vegetable tanned leather and has been dyed, hand-stitched and wet-formed.

 

[Lame Polar 77 sur manche en olivier et en bois de renne

Cette lame de 77mm poinçonnée et affutée à la main par Polar a été rivetée et dotée d’une garde en laiton de 4mm, et d’un manche composé de bois d’olivier et de bois de renne poli séparés par des entretoises de cuir.

L’étui a été fabriqué à partir de cuir tanné végétal, après avoir été teint, cousu à la main puis formé et repoussé aux formes de ce couteau.]

Lauri 42, reclaimed brass & juniper wood

Lauri 42 JuniperThis diminutive 42mm Lauri SS blade has been mounted on a piece of Juniper root topped with 2 black acrylic spacers and waxed leather. The bolster is made out of reclaimed brass from a shipwreck.

[Cette minuscule lame Lauri inox de 42mm a été montée sur un manche en racine de genévrier complété par une lamelle de cuir ciré enserrée par deux entretoises d’acrylique noire. La garde a été découpée dans une plaque de laiton recyclé en provenance d’une épave de navire.]

Lauri 65 Carbon – Reindeer Antler & Iroko

A combination of iroko wood  and reindeer antler for this Lauri carbon steel blade.

The vegetable tanned leather sheath has been dyed, hand-stitched and wet-formed to the shape of the knife.

Lauri 62-Antler Iroko-b

[Iroko allié à du bois de renne pour cette lame Lauri au carbone.

L’étui en cuir tannage végétal a été teint, cousu à la main et formé et repoussé aux formes du couteau.]

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